Conférence de presse du 24 juin 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/06/24

Q : Selon des informations, le candidat chinois Qu Dongyu a été élu hier Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), devenant ainsi le premier Chinois à assumer ce poste. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Le 23 juin, le Vice-Ministre chinois de l'Agriculture et des Affaires rurales Qu Dongyu a été largement élu au poste de Directeur général de la FAO, à la 41e Conférence de la FAO à Rome, en Italie.

L'élection du Vice-Ministre Qu au poste de Directeur général de la FAO témoigne de la reconnaissance par les différentes parties des capacités du candidat chinois, de leur haute appréciation du soutien ferme de la Chine au multilatéralisme et au développement mondial, et de leur pleine affirmation des progrès réalisés par la Chine dans les domaines de l'agriculture et du développement rural. La Chine y exprime ses profonds remerciements.

Le gouvernement chinois attache toujours une haute importance au développement durable de l'agriculture et des zones rurales. La Chine travaille activement à promouvoir la coopération Sud-Sud dans les domaines de l'alimentation et de l'agriculture, tout en veillant à bien régler la question de sa propre sécurité alimentaire. Nous espérons que la FAO, sous la direction du Directeur général Qu Dongyu, jouera un rôle plus important dans la sauvegarde de la sécurité alimentaire mondiale et la réalisation d'un monde sans famine. La Chine entend continuer de travailler de concert avec les autres pays pour contribuer davantage à la promotion de l'œuvre mondiale de l'alimentation et de l'agriculture, à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et à la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

Q : Selon les médias, le bureau britannique de PC Magazine a envoyé un téléphone portable Huawei P30 à son bureau américain pour un test, mais l'appareil a été renvoyé par FedEx pour avoir violé l'interdiction de l'administration américaine vis-à-vis de Huawei. Des commentaires disent que FedEx pourrait fort probablement être inscrit par le gouvernement chinois sur la liste des entités non fiables. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : Si ma mémoire est bonne, ce n'est pas la première fois que FedEx commet une « erreur » liée à Huawei. Il y a un mois, FedEx n'a pas livré les colis de Huawei à leurs destinations. En un laps de temps aussi court, des « erreurs » liées à Huawei ont eu lieu plus d'une fois et font l'objet de toutes les attentions, une fois de plus. Je ne sais pas ce que FedEx en pense.

Je trouve qu'en tant que grande entreprise transnationale, FedEx doit donner une explication justifiée et assumer la responsabilité de ce qu'elle a fait. Pour savoir si FedEx sera inscrite sur la liste des entités non fiables, je ne dispose pas d'information et je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

En tant que porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, je tiens à souligner que les États-Unis abusent du concept de sécurité nationale et utilisent le pouvoir de l'État pour réprimer une entreprise chinoise sur la base d'accusations injustifiées. Les États-Unis sont à l'origine du problème et l'initiateur du chaos. Les pratiques d'intimidation américaines nuisent non seulement aux entreprises chinoises, mais également aux entreprises américaines, elles affectent non seulement les activités quotidiennes des entreprises, mais perturbent également la coopération normale entre entreprises. Nous exhortons les États-Unis à cesser immédiatement leurs comportements erronés et à les corriger, et à créer les conditions nécessaires au fonctionnement et à la coopération normale entre les entreprises des différents pays.

Q : Le séminaire sur la paix et la prospérité en matière d'économie et d'investissement sur la Palestine se tiendra les 25 et 26 juin à Bahreïn. La Chine y sera-t-elle présente ?

R : La position de la Chine sur la question palestinienne est constante et claire. Nous soutenons fermement la juste cause du peuple palestinien pour recouvrer ses droits légitimes nationaux et un État de Palestine indépendant. Nous avons aidé la partie palestinienne dans la mesure de nos possibilités. Un diplomate de notre ambassade à Bahreïn assistera à la cérémonie d'ouverture du séminaire.

Q : Selon certaines informations, le Président américain Trump envisage d'exiger que les équipements mobiles 5G utilisés dans le pays soient fabriqués hors de la Chine. Quel est le commentaire de votre Ministère à ce sujet ?

R : Cette information est-elle exacte ? Est-ce l'idée du Président Trump ?

Journaliste : Certains reportages en ont fait état.

R : Les reportages que j'ai lus indiquent que des personnalités américaines ont présenté une proposition similaire. Pour savoir si c'est une idée du Président Trump, je vous conseille de vérifier auprès de la partie américaine.

En réponse à cette idée de certaines personnes de la partie américaine, je voudrais dire qu'elles vivent dans la panique qu'elles-mêmes créent, au point de s'alarmer pour un rien et de voir des ennemis partout dans la frayeur. Dans notre époque de mondialisation, la division internationale du travail s'est approfondie sans précédent et la production industrielle à grande échelle s'est élargie sans précédent. Dans de telles circonstances, il est ridicule de vouloir rechercher sa soi-disant « sécurité » absolue et son « contrôle » par l'« isolement » ou la « séparation ».

Q : Le porte-parole de la Maison Blanche a confirmé hier que le Président Donald Trump avait adressé une lettre au dirigeant suprême nord-coréen Kim Jong-un et que la correspondance entre les deux dirigeants se maintenait toujours. L'Agence de presse KCNA de Corée du Nord avait également publié des informations en la matière. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés ainsi que des prises de position actives de la RPDC et des États-Unis. La Chine est toujours d'avis que le dialogue et les consultations sont les solutions fondamentales au règlement de la question liée à la péninsule coréenne. Nous espérons que les interactions positives entre les dirigeants de la RPDC et des États-Unis contribueront à consolider l'élan de leurs contacts et à donner une impulsion à la poursuite du dialogue entre les deux parties.

Le Président Xi Jinping vient de terminer une visite d'État réussie en RPDC, au cours de laquelle il a eu un échange de vues approfondi et franc avec le Président Kim Jong-un sur la situation dans la péninsule coréenne et la manière de maintenir le processus de dialogue à ce sujet. Comme le Président Xi Jinping l'a fait remarquer, la situation dans la péninsule coréenne touche à la paix et à la stabilité régionales. Nous avons vu, l'année dernière, une fois de plus la perspective prometteuse d'un règlement de la question de la péninsule à travers le dialogue, qui est reconnue et attendue par la communauté internationale. Les membres de la communauté internationale souhaitent tous que la RPDC et les États-Unis poursuivent leur dialogue et aboutissent à des résultats.

En tant que proche voisin de la péninsule coréenne, la Chine est prête à renforcer la communication et la coordination avec la RPDC, les États-Unis et d'autres parties pour œuvrer conjointement à l'avancement du dialogue et des consultations sur la question de la péninsule coréenne et apporter une contribution active à la paix et à la stabilité, au développement et à la prospérité de la région.

Q : Le Département d'État américain a récemment publié le rapport annuel 2018 sur la liberté de religion dans le monde, continuant ses attaques sur la liberté de religion en Chine et les centres de formation professionnelle du Xinjiang. Le Secrétaire d'État Michael Pompeo a déclaré, lors de la publication du rapport, que l'histoire ne demeurera pas silencieuse sur ces actes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La partie sur la Chine du rapport américain et les propos du Secrétaire d'État américain Pompeo, au mépris des faits, et imbus de préjugés idéologiques, ont diffamé les politiques chinoises en matière de religion et d'administration du Xinjiang, se sont ingérés de façon flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine exprime son vif mécontentement et son opposition ferme à ce sujet et a fait des représentations solennelles auprès de la partie américaine.

Le gouvernement chinois protège la liberté de croyance religieuse des citoyens chinois. Les Chinois de toutes les ethnies jouissent d'une pleine liberté religieuse conformément à la loi. Il y a au total près de 200 millions de croyants en Chine, dont 20 millions de musulmans, plus de 380 000 personnes travaillant au service des différents cultes, environ 5 500 groupes religieux et quelque 140 000 lieux de culte enregistrés pour des activités religieuses. Le Xinjiang compte 24 400 mosquées, soit une mosquée pour 530 musulmans en moyenne. Le peuple chinois multiethnique jouit pleinement d'une liberté de croyance religieuse. Les politiques ethniques et religieuses de la Chine sont ouvertes et transparentes. Les faits sont au vu et au su de tous.

Par rapport à la Chine, la situation sur la religion et les droits de l'homme aux États-Unis s'avère vraiment préoccupante. Selon les résultats d'un sondage publiés par Gallup et Pew Research Center, 42% des Américains se disent extrêmement inquiétés par les relations interraciales, et 75% des musulmans estiment qu'il existe une grave discrimination à leur égard aux États-Unis. Selon des statistiques à ma disposition, le nombre de mosquées aux États-Unis est même inférieur au dixième de celui du Xinjiang.

Les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine et ne tolèrent aucune ingérence étrangère. Les centres d'enseignement et de formation professionnelle créés dans le Xinjiang en vertu de la loi constituent une mesure préventive de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation, dans le but de mieux protéger la sécurité de la vie et des biens, la liberté de croyance religieuse et les droits fondamentaux des habitants de tous les groupes ethniques au Xinjiang. Ce n'est en aucun cas une question religieuse. Les faits ont prouvé que de telles mesures ont donné des résultats remarquables et ont beaucoup contribué à la stabilité sociale et au développement économique soutenu du Xinjiang. Cela ne peut en aucun cas être démenti ou effacé par un certain rapport ou un individu de la partie américaine.

Nous exhortons la partie américaine et M. Pompeo à respecter les faits et à abandonner les préjugés, à cesser de publier un tel rapport année après année et de dénigrer la politique chinoise en matière de religion et d'administration du Xinjiang, et à arrêter de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant des questions religieuses et des questions liées au Xinjiang.

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