Conférence de presse du 9 juillet 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/07/09

Q : Le Département d'Etat américain a approuvé une vente d'armes à Taïwan d'une valeur de quelque 2,2 milliards de dollars. La partie chinoise a-t-elle fait des représentations auprès des Etats-Unis à ce sujet ?

R : La vente d'armes à Taïwan par les Etats-Unis enfreint gravement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, viole gravement le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, s'immisce de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et porte atteinte à sa souveraineté et à ses intérêts en matière de sécurité. La partie chinoise exprime son mécontentement vif et son opposition ferme à cet égard. Nous avons fait des représentations solennelles auprès des Etats-Unis.

Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois. Personne ne doit sous-estimer la volonté inébranlable et la détermination ferme du gouvernement et du peuple chinois de défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, ainsi que de s'opposer à toute ingérence étrangère. Nous exhortons les Etats-Unis à s'en tenir au principe d'une seule Chine, à observer strictement les trois communiqués conjoints sino-américains, à annuler immédiatement cette vente d'armes à Taïwan et à mettre un terme aux liens militaires avec Taïwan, afin d'éviter tout nouveau préjudice aux relations sino-américaines ainsi qu'à la paix et à la stabilité du détroit de Taïwan.

Q : Le Japon a récemment cessé de fournir des matériaux semi-conducteurs aux entreprises de la République de Corée. Quel est le commentaire de la Chine sur les sanctions commerciales imposées par le Japon ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. Dans le contexte actuel où l'économie mondiale est confrontée aux défis posés par l'unilatéralisme et le protectionnisme, nous espérons que le Japon et la République de Corée résoudront les problèmes concernés par le dialogue et la consultation sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages mutuels.

Q : Le chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a déclaré aujourd'hui que le projet d'ordonnance sur les criminels fugitifs était « mort », bien qu'elle ne l'ait pas officiellement retiré. Avant sa prise de position, a-t-elle communiqué avec le gouvernement central ? Le gouvernement central soutient-il cette position du gouvernement de la RAS ?

R : Le gouvernement central de la Chine soutient, respecte et comprend la décision annoncée le 15 juin par le gouvernement de la RAS concernant la suspension de la modification des ordonnances concernées. Je n'ai rien de plus à ajouter à ce sujet.

Q : Les médias ont rapporté que le Ministère chinois des Transports avait récemment publié un avis hissant le niveau de sécurité des navires chinois traversant le détroit de Malacca au niveau trois. Selon des rumeurs, la Chine y enverrait des navires de guerre pour escorter des navires chinois. Pourriez-vous confirmer cela ?

R : J'ai répondu à une question similaire la semaine dernière. Le Ministère des Transports a publié l'avis conformément aux dispositions des conventions internationales concernées et aux lois et règlements nationaux. Il vise à se préparer aux risques éventuels et à assurer la sécurité de navigation aux navires concernés.

En ce qui concerne l'envoi de navires de guerre pour escorter des navires chinois, il ne s'agit que de rumeurs fabriquées de toutes pièces.

Q : La Cour suprême de Suède vient de décider il y a environ une demi-heure de ne pas autoriser l'extradition de Qiao Jianjun vers la Chine, étant donné les traitements injustes qu'il subirait après son extradition, ainsi que les problèmes au niveau des droits de l'Homme en Chine. Quel est votre commentaire à ce propos ?

R : J'ai répondu à une question similaire hier. Nous espérons que le gouvernement suédois et la Cour suprême de Suède regarderont en face les actes criminels commis par Qiao Jianjun et l'extraderont en Chine le plus vite possible pour qu'il tombe sous le coup de la loi. Ce faisant, ils défendront l'équité, la justice et la dignité de la loi et empêcheront la Suède de devenir un refuge pour les criminels.

En ce qui concerne la prétendue raison invoquée par la Cour suprême de Suède, je voudrais souligner que la Chine attache une grande importance à la protection et à la promotion des droits de l'Homme et que le système judiciaire chinois protège efficacement les droits légitimes des suspects. Les progrès liés à la protection des droits de l'Homme en Chine dans le domaine judiciaire sont évidents pour tous. Et la Chine a fait extrader plus de 260 suspects depuis l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine. Cela témoigne pleinement de la confiance de la communauté internationale dans le système judiciaire chinois. Nous exhortons à nouveau la partie suédoise à envisager sérieusement la demande de la Chine.

Q : Première question, le Vice-Président américain Pence et le Secrétaire d'Etat Pompeo ont discuté de l'autonomie de Hong Kong et d'autres sujets avec Jimmy Lai, fondateur de Next Digital. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxième question, sur invitation, la chanteuse hongkongaise Denise Ho a prononcé hier un discours sur les manifestations contre la modification de l'Ordonnance sur les criminels fugitifs au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies. Elle a été interrompue deux fois par un délégué chinois. Cela montre-t-il que le gouvernement central n'autorise pas les Hongkongais à faire des déclarations contre la position de la partie chinoise lors d'occasions internationales ?

R : En ce qui concerne votre première question, comme nous l'avons dit à maintes reprises, les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays, organisation ou individu n'a le droit de s'y immiscer. Toute ingérence de toute force extérieure dans les affaires de Hong Kong est erronée. Toute tentative d'incitation au chaos dans la RAS de Hong Kong est impopulaire et n'aboutira pas.

En s'ingérant maintes et maintes fois dans les affaires de Hong Kong, les Etats-Unis ont envoyé des signaux extrêmement erronés au monde extérieur. Nous sommes vivement mécontents à cet égard et nous nous y opposons fermement. Nous exhortons les Etats-Unis à respecter la souveraineté de la Chine et l'Etat de droit à Hong Kong, à faire preuve de prudence dans leurs paroles et leurs actes, à mettre fin à l'ingérence dans les affaires de Hong Kong sous quelque forme que ce soit et à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre la prospérité et la stabilité de Hong Kong.

Quant à votre deuxième question, je voudrais souligner ceci : premièrement, Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et ses affaires relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays, organisation ou individu n'a le droit de s'y immiscer.

Deuxièmement, certaines organisations non gouvernementales ont violé les dispositions concernées de la Charte des Nations unies et du Conseil des droits de l'Homme, ont contesté le principe d'une seule Chine, se sont immiscées dans la souveraineté et les affaires intérieures de la Chine et ont diffamé la situation des droits de l'Homme en Chine. La partie chinoise s'y oppose et le condamne fermement.

Troisièmement, depuis la rétrocession de Hong Kong, les principes dits d'« un pays, deux systèmes », de « l'administration de Hong Kong par les Hongkongais » et de haut degré d'autonomie ont été sérieusement appliqués. Les droits conférés et les libertés des Hongkongais sont pleinement garantis conformément à la loi. Ce sont des faits évidents pour tous. Le maintien de la prospérité et de la stabilité de Hong Kong correspond non seulement aux intérêts de la Chine, mais également à ceux du reste du monde.

Q : Première question, Jimmy Lai est le patron du plus grand groupe de médias à Hong Kong. Pourquoi les responsables américains l'ont-ils rencontré ? Quelles pourraient être les conséquences si le gouvernement américain se rapprochait des médias de Hong Kong ? Deuxième question, Denise Ho a appelé l'ONU à exclure la Chine du Conseil des droits de l'Homme. Quelle est votre réponse à cela ? Troisième question, les fréquentes réunions entre des responsables américains et des Hongkongais de différents milieux auront-elles un impact négatif sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines et les relations sino-américaines ?

R : Sur votre première question, vous savez mieux que moi qui est Jimmy Lai. En le rencontrant, les politiciens américains ont envoyé des signaux extrêmement erronés au monde extérieur. Nous sommes vivement mécontents à cet égard et nous y opposons fermement. Nous exhortons les Etats-Unis à respecter la souveraineté de la Chine et l'Etat de droit à Hong Kong, à faire preuve de prudence dans leurs paroles et leurs actes, à mettre fin à l'ingérence dans les affaires de Hong Kong sous quelque forme que ce soit et à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre la prospérité et la stabilité de Hong Kong.

En ce qui concerne votre deuxième question, l'idée de Denise Ho d'exclure la Chine du Conseil des droits de l'Homme n'est rien de plus qu'une chimère. Elle semble vouloir prendre la lune avec ses dents.

Concernant votre troisième question, nous avons fait des représentations sévères auprès des Etats-Unis et énoncé notre position solennelle en ce qui concerne leurs paroles et actes erronés liés à Hong Kong. Nous exhortons les Etats-Unis à envisager sérieusement les préoccupations de la Chine et à cesser de se mêler des affaires de Hong Kong et de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine de quelque manière que ce soit.

Q : Selon des reportages, sous la médiation du gouvernement norvégien, le gouvernement et l'opposition du Venezuela ont tenu hier leur troisième cycle de pourparlers à la Barbade. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La position de la Chine sur la question du Venezuela est cohérente et claire. La question du Venezuela doit être résolue par le gouvernement et l'opposition du Venezuela par le biais d'un dialogue politique inclusif dans le cadre de la Constitution du pays. Dans ce processus, la Charte des Nations unies et les normes fondamentales régissant les relations internationales doivent être respectées. Nous espérons que la communauté internationale jouera un rôle constructif sur la base du respect des principes du droit international, en aidant le gouvernement et l'opposition du Venezuela à trouver une solution politique rapidement. La Chine se félicite des efforts déployés par la communauté internationale, dont la Norvège, pour promouvoir les pourparlers de paix. Nous espérons également que le gouvernement et l'opposition du Venezuela parviendront rapidement à un consensus substantiel en vue de rétablir la stabilité et le développement du pays et de contribuer à la prospérité et au progrès de la région.

Q : Pourriez-vous donner des détails sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines ? Par exemple, les deux parties ont-elles relancé les consultations ou mené une conversation téléphonique dans la semaine ?

R : Je vous conseille de vous informer auprès du Ministère du Commerce pour des détails. Autant que je sache, les deux équipes économiques et commerciales restent toujours en communication.

Q : Le Bureau du Commissaire du Ministère des Affaires étrangères dans la RAS de Hong Kong a publié une déclaration au sujet de la réunion entre de hauts responsables américains et Jimmy Lai. La déclaration indique : « Les Etats-Unis savent bien quel genre de personne est Jimmy Lai, quelle position il adopte et quel rôle il joue dans la société hongkongaise. C'est évidemment avec des intentions malveillantes que de hauts responsables américains se sont alignés pour rencontrer quelqu'un comme Lai au moment où la situation à Hong Kong reste délicate ». Pourriez-vous expliquer le sens du terme « intentions malveillantes » ?

R : Les Etats-Unis se mêlent des affaires de Hong Kong et s'ingèrent dans les affaires intérieures de la Chine. Ai-je besoin d'en dire plus ?

JOURNALISTE : Pourriez-vous lire la déclaration ?

R : Vous l'avez vue. Pourquoi me demander de la lire ? Je ne suis pas votre lecteur.

Q : Quels seront les impacts de la vente d'armes américaines à Taïwan sur les échanges militaires sino-américains ?

R : Nous exhortons les Etats-Unis à s'en tenir au principe d'une seule Chine, à observer strictement les trois communiqués conjoints sino-américains, à annuler immédiatement cette vente d'armes et à mettre un terme aux liens militaires avec Taïwan afin d'éviter tout nouveau préjudice aux relations sino-américaines ainsi qu'à la paix et à la stabilité du détroit de Taïwan.

Les relations entre les deux armées constituent un élément important des relations bilatérales. Bien évidemment, les relations entre les deux armées sont forcément influencées par les relations globales entre les deux pays. En ce qui concerne la situation actuelle des relations militaires sino-américaines et leur développement futur, je vous conseille de vous informer auprès du Ministère de la Défense nationale.

Q : Nous constatons aujourd'hui que l'Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis et l'Ambassade de Chine aux Etats-Unis ont ouvert des comptes sur Twitter. Pourquoi l'Ambassade a-t-elle choisi de faire cela à l'heure actuelle ? Est-ce lié à l'idée de renforcer la communication dans le contexte des consultations économiques et commerciales ?

R : Merci de suivre les comptes Twitter de l'Ambassadeur de Chine aux Etats-Unis et de l'Ambassade. D'après ce que je sais, l'Ambassade a déjà ouvert son compte Facebook. Je pense que cela s'inscrit dans les efforts de l'Ambassade visant à renforcer la communication avec les divers milieux sociaux américains. Cela contribue également à la promotion de la compréhension mutuelle entre les deux pays. Et j'ai entendu dire que ces efforts de l'Ambassade sont applaudis par le grand public américain.

Q : En ce qui concerne l'annonce par le gouvernement de la RAS de Hong Kong de la suspension de la modification des ordonnances concernées, le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères y avait exprimé son soutien. En ce qui concerne les propos tenus aujourd'hui par le chef de l'exécutif Carrie Lam, selon lesquels le projet d'ordonnance est mort, vous avez déclaré ne rien avoir à ajouter. Cela signifie-t-il une quelconque désapprobation du gouvernement central à propos de sa prise de position ?

R : Je répète que le gouvernement central soutient, respecte et comprend la décision annoncée le 15 juin par le gouvernement de la RAS concernant la suspension de la modification des ordonnances concernées. Je n'ai rien de plus à ajouter à ce sujet.

Q : Le Ministère des Affaires étrangères a ouvert hier un compte TikTok. Pourriez-vous en présenter le but ?

R : Merci pour votre attention. Hier, le Bureau du Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a ouvert son compte Douyin, pas exactement TikTok, qui est la version étrangère.

C'est une nouvelle expérience du Ministère des Affaires étrangères chinois pour mieux présenter la politique extérieure de la Chine et ses positions sur les questions internationales et régionales d'importance majeure, ainsi que pour répondre aux préoccupations et aux doutes du monde extérieur. Nous espérons que cette plate-forme nous permettra de renforcer la communication avec les différents milieux et d'aider les gens à mieux connaître notre politique extérieure et notre pays.

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