Wang Yi participe au segment de haut niveau de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies
2021/02/22

Le 22 février 2021, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé, à Beijing par liaison vidéo, au segment de haut niveau de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, et y a prononcé un discours intitulé Placer le peuple au cœur de l'action et faire progresser les droits de l'homme dans le monde.

M. Wang a indiqué que la pandémie de COVID-19 avait eu des impacts calamiteux sur l'humanité. Les inégalités dans le monde s'aggravent, l'écart Nord-Sud se creuse et le droit au développement est confronté à de nouveaux défis. Comment promouvoir et protéger les droits de l'homme face aux changements inédits et à l'épidémie jamais vue depuis un siècle ? C'est une question majeure qui appelle nos réflexions et notre réponse avec tout le sérieux qui s'impose. Voici les propositions de la Chine.

Premièrement, nous devons nous attacher au concept des droits de l'homme centré sur le peuple. L'intérêt du peuple constitue le point de départ et la finalité des droits de l'homme. Renforcer le sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité du peuple est la vocation fondamentale des droits de l'homme et l'objectif ultime de la gouvernance d'un pays. Placer le peuple au cœur de l'action, c'est le rendre maître véritable de son pays et lui assurer la participation à la gouvernance du pays et à la consultation politique, et c'est réduire sans cesse l'écart de richesse et promouvoir le plein épanouissement de l'homme.

Deuxièmement, nous devons allier l'universalité des droits de l'homme et les réalités nationales de chaque pays. La paix, le développement, l'équité, la justice, la démocratie et la liberté sont les valeurs communes de l'humanité reconnues par tous les pays. La Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui ont fixé les objectifs nobles et les principes fondamentaux de la cause des droits de l'homme dans le monde, doivent être observées et appliquées par tous les pays. Dans le même temps, il faut tenir compte des conditions nationales et des besoins du peuple de chaque pays dans la promotion et la protection des droits de l'homme.

Troisièmement, nous devons promouvoir de manière systématique toutes les catégories de droits de l'homme. Les droits de l'homme couvrent tous les domaines. Ils comprennent aussi bien les droits civils et politiques que les droits économiques, sociaux et culturels, et ceux à l'existence et au développement sont les droits de l'homme fondamentaux les plus importants. Le contenu des droits de l'homme est en évolution permanente. Les droits à la santé et à l'environnement doivent occuper une place plus importante.

Quatrièmement, nous devons promouvoir le dialogue et la coopération internationaux sur les droits de l'homme. La gouvernance mondiale des droits de l'homme doit être promue à travers les consultations entre tous les pays, et tous les peuples doivent pouvoir partager les fruits du développement des droits de l'homme. Les droits de l'homme ne sont pas le monopole de quelques pays, encore moins doivent-ils être un outil pour faire pression aux autres ou s'ingérer dans les affaires intérieures d'autrui. Tous les pays sont tenus de respecter scrupuleusement les buts et principes de la Charte des Nations Unies et de mener les échanges et la coopération en matière de droits de l'homme sur un pied d'égalité et dans le respect mutuel pour promouvoir le développement sain de la cause internationale des droits de l'homme.

M. Wang a fait remarquer que nous célébrerions cette année le centenaire du Parti communiste chinois (PCC). Sous la direction du PCC, nous avons frayé avec succès la voie socialiste aux couleurs chinoises soutenue par l'ensemble du peuple chinois et la voie de développement des droits de l'homme adaptée aux réalités et aux besoins du pays. Nous avons sorti de la pauvreté l'ensemble de la population rurale vivant sous l'actuel seuil de pauvreté et réalisé, avec dix ans d'avance, l'objectif d'élimination de la pauvreté du Programme de développement durable à l'horizon 2030. C'est un progrès historique accompli en matière de droits de l'homme. L'éradication de la pauvreté en Chine se traduit non seulement par l'augmentation des revenus et l'amélioration du bien-être social, mais aussi et surtout par la garantie effective des droits de chacun à l'éducation, aux soins médicaux et au logement. La Chine a mis en place le plus grand système de protection sociale du monde, et une stabilité sociale constante permet à la cause des droits de l'homme en Chine de progresser sur des bases solides.

M. Wang a noté que face à l'éclatement de la COVID-19, le gouvernement chinois, plaçant le peuple et la vie au-dessus de tout, avait toujours donné la première priorité à la sécurité et à la santé de chaque individu et s'était totalement investi pour défendre la vie et la dignité du peuple. Le vaccin est un enjeu pour les droits à la santé, à la survie et au développement de tous les peuples. Il est nécessaire de promouvoir une distribution équitable des vaccins dans le monde, et surtout d'en assurer l'accessibilité et l'abordabilité pour les pays en développement. Nous espérons que tous les pays qui en ont la capacité apporteront ensemble leur part de contribution.

M. Wang a souligné que la Chine soutenait le renforcement des échanges et de la coopération en matière de droits de l'homme entre différents pays sur la base du respect mutuel, mais s'opposait au recours au « deux poids, deux mesures » pour attaquer et dénigrer d'autres pays et à l'ingérence dans les affaires intérieures d'autrui sous prétexte des droits de l'homme. Les questions liées au Xinjiang sont au fond des questions concernant la lutte contre le terrorisme violent et le séparatisme. Le Xinjiang fait avancer la déradicalisation conformément à la loi. Ces efforts s'inscrivent parfaitement dans les exigences des Nations Unies. Les travailleurs multiethniques au Xinjiang choisissent leur métier de leur propre volonté et jouissent de tous les droits et intérêts liés au travail. La liberté de croyance religieuse de la population multiethnique y est garantie en vertu de la loi. Il n'a jamais existé de prétendus « génocide », « travail forcé » ou « répression religieuse » dans la région du Xinjiang. Ces allégations sensationnalistes, résultat de l'ignorance et du préjugé, sont des manœuvres politiques malintentionnées au mépris total de la réalité. La Loi sur la sauvegarde de la sécurité nationale à Hong Kong a comblé les lacunes juridiques qui avaient longtemps existé dans la région de Hong Kong en matière de préservation de la sécurité nationale, et marqué un tournant majeur pour mettre fin aux instabilités et rétablir l'ordre public. Elle permet une mise en œuvre solide et durable du principe d'« un pays, deux systèmes » et protège les droits et libertés légaux que la Loi fondamentale confère aux Hongkongais. Nous sommes pleinement confiants dans l'avenir de Hong Kong.

« Travaillons main dans la main pour promouvoir et protéger les droits de l'homme en plaçant le peuple au cœur de notre action et bâtir une communauté d'avenir partagé pour l'humanité », a poursuivi M. Wang.

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